A moins d’être vagabond, chacun a sa maison, son appartement, une adresse.
Situé à l’angle d’une rue, au bord d’une route ou dans la campagne, cet endroit
est d’abord un lieu d’existence que l’on croise par hasard et que l’on regarde sans voir.

Il faut passer la porte, être invité, s’asseoir au salon pour découvrir l’écrin d’une intériorité
et s’étonner du vécu de ses locataires ou de son propriétaire.

Daniel habite un ailleurs et un quelque part.
Chaque fois que j’arrive chez lui, je pense à cette phrase de Jules Renard qui affirmait :
« Si l’on construisait la maison du bonheur la plus grande pièce serait la salle d’attente. »

Chacun sa façon de dire, sa faculté de transmettre.
Pour le comprendre, il faut regarder ses meubles lumineux à l’excès,
sauvés par ses soins de la décharge publique et réincarnés par la magie de son art
pour une vie nouvelle.

Leurs couleurs vives, différentes, violentes, opposées et complémentaires
évoquent son tempérament et affirment son indéniable talent,
celui d’un homme et d’un artiste, d’un être disponible qui sait en ouvrant sa porte,
vous offrir en plus l’amitié, tout le panorama de l’arc-en-ciel.


Dominique Grandvuinet.